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Site officiel : REgard Pour un SEIN SAIN

 

Le cancer du sein est, avec le cancer du col de l’utérus, le cancer le plus fréquent chez la femme en Afrique sub-Saharienne. Il est la première cause de mortalité parmi les cancers gynécologiques des pays développés, alors qu’en Afrique Sub-Saharienne, il talonne de très près le cancer de col cervical.Bien  que la prévalence du cancer de sein soit 4 fois plus élevée dans les pays développés en comparaison avec l’Afrique et l’Asie, elle augmente également dans les pays en développement.

campagne de seibilisation contre le cancer de sein à l'église Temple du Temoignage

En outre, dans les pays en développement, le cancer est relégué au second plan par rapport aux maladies infectieuses comme le sida ou la tuberculose, alors qu’il tue plus de personnes que ces deux pathologies combinées.

Notre pays la République Démocratique du Congo n’a pas des statistiques connus pour le cancer de sein. Cependant, notre étude sur terrain depuis 2009 à l’occasion d’une thèse doctorale révèle une croissance sensible des consultations pour cancer de sein chez des femmes qui ne sont même pas informées de l’existence de cette pathologie, ni des  moyens de son dépistage.

Durant notre travail, nous avons constaté que seules les femmes qui sont bien entourées par leur famille ont eu un traitement complet contre le cancer de sein : mastectomie, chimiothérapie/ Hormonothérapie et  radiothérapie pour celles qui ont les moyens. La plupart des femmes ne reçoivent qu’un traitement partiel ou aucun à cause de la pauvreté ou par peur de la stigmatisation.
L’amputation  du sein chez la femme représente un grand traumatisme tant physique que psychologique, même si cela est fait dans le but de lui sauver la vie. Comme la radiothérapie n’est pas disponible pour les femmes à Kinshasa et certainement pas dans les provinces, la solution chirurgicale (mastectomie) est l’aspect le plus important dans le traitement du cancer du sein. Mais cette situation déstabilise les femmes de sorte que beaucoup sont divorcées après quelques mois, et d’autres subissent des discriminations dues à leur état.

Voilà pourquoi, ayant vécu tous ces évènements, nous avons eu l’idée de créer cette association dans le but de sensibiliser les femmes et leur entourage sur l’existence et les méfaits du cancer de sein, mais aussi sur les moyens d’en guérir. Il est aussi important pour la femme de se prendre en charge, même si l’entourage ne lui apporte pas le soutien escompté. Elle  doit garder sa tête haute et continuer à sourire car rien ne doit lui faire détester le corps que Dieu lui a donné.

Le cancer de sein doit cesser d’être considéré comme une sentence irréversible de mort, mais plutôt comme une étape difficile à traverser et à combattre avec ou sans l’aide de son entourage. Toutefois le but ultime est d’amener l’entourage à accompagner la femme dans ce traumatisme.
Un élément important découlant de notre étude  est <qu’il ne faut pas révéler à une femme son statut de cancer de sein, dès lors qu’on ne peut rien faire pour elle>.

C’est pourquoi, nous estimons que REPOS, qui est le <Regard pour un sein sain>, a l’ambition d’apporter la quiétude dans le combat que cette femme amputée ou malade doit mener contre le cancer de sein.